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Conférence de presse du 15 avril 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/04/15

CCTV : Le 14 avril, le Président américain Joe Biden a déclaré que les États-Unis avaient atteint leurs objectifs stratégiques en Afghanistan et qu'ils commenceraient à retirer les 2 500 soldats américains en Afghanistan à partir du 1er mai et achèveraient ce retrait avant le 11 septembre. Le même jour, Biden s'est également entretenu par téléphone avec le Président afghan Ashraf Ghani, qui a dit qu'il respectait la décision américaine. La partie américaine a également ajouté que son retrait d'Afghanistan était également dû aux considérations de concentrer son énergie et ses ressources pour réagir aux menaces et aux défis, notamment la concurrence de la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Actuellement, la situation sécuritaire en Afghanistan reste compliquée et grave. Le problème du terrorisme est loin d'être résolu. La position de la Chine est constante et claire : les troupes étrangères en Afghanistan doivent se retirer de manière responsable et ordonnée afin d'assurer la transition stable de la situation du pays et d'empêcher les forces terroristes d'en profiter pour créer des troubles et monter en puissance. Les États-Unis sont le plus grand facteur externe affectant la question de l'Afghanistan. Les décisions et actions concernées des États-Unis devraient pleinement respecter la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Afghanistan, s'acquitter réellement de la responsabilité de préserver les progrès réalisés dans la reconstruction pacifique en Afghanistan et prendre pleinement en compte les préoccupations raisonnables des pays de la région en matière de sécurité.

Les propos de la partie américaine reliant le retrait de troupes à la prétendue « réponse aux défis de la Chine » reflètent l'idée sombre de certaines personnes et leurs mentalités de guerre froide et de jeu à somme nulle profondément enracinées. Cela nuit à la confiance mutuelle entre la Chine et les États-Unis, et ne favorise pas la coordination et la coopération entre les deux pays en matière de questions régionales et internationales. Je tiens à souligner que la résolution de la question afghane par des moyens politiques pour réaliser la paix et la stabilité à une date rapprochée et la lutte contre le terrorisme en Afghanistan sont conformes aux intérêts communs de toutes les parties concernées, y compris la Chine et les États-Unis, et répondent à l'aspiration commune de la communauté internationale. La Chine est prête à maintenir la communication et la coopération avec toutes les parties concernées sur cette question afin de jouer un rôle constructif dans la réalisation d'une paix et d'une stabilité durables en Afghanistan dans les meilleurs délais.

RIA Novosti : Encore une question sur l'Afghanistan. Les Nations Unies ont précédemment annoncé que la conférence de paix sur l'Afghanistan se tiendra à Istanbul entre le 24 avril et le 4 mai. La Chine a-t-elle reçu une invitation ? Et participera-t-elle à la prochaine conférence ?

Zhao Lijian : La Chine en a reçu l'invitation. Le soutien et l'aide de la communauté internationale sont indispensables pour résoudre la question de l'Afghanistan. La Chine soutient tous les efforts internationaux favorables au processus de paix et de réconciliation en Afghanistan. Nous sommes maintenant en communication avec les parties concernées sur les affaires de la conférence.

Kyodo News : La réunion entre l'Envoyé spécial du Président américain pour le climat John Kerry et l'Envoyé spécial de la Chine pour les changements climatiques Xie Zhenhua, a-t-elle déjà commencé ? Pourriez-vous nous fournir des informations sur leur rencontre ? L'Envoyé spécial Kerry rencontrera-t-il d'autres responsables chinois ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne la visite en Chine de l'Envoyé spécial du Président américain pour le climat John Kerry, veuillez vous renseigner directement auprès du Ministère chinois de l'Écologie et de l'Environnement. Je n'ai pas d'informations à vous fournir.

Phoenix TV : Nous avons remarqué qu'avant et après la décision prise par le gouvernement japonais de déverser en mer de l'eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, la Chine et la République de Corée avaient intensivement exprimé leur préoccupation et leur mécontentement. Cependant, il semble que le Japon ne les a pas acceptés, et la partie japonaise a affirmé que les critiques de la Chine et de la République de Corée n'étaient pas fondées sur des preuves scientifiques, mais plutôt mélangées avec des sentiments et d'autres pensées. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Hier, le mécanisme de dialogue et de coopération Chine-République de Corée sur les affaires maritimes a tenu sa première réunion. Les deux pays ont exhorté le Japon à mener d'amples consultations avec les institutions internationales et les pays voisins et à traiter avec prudence la question de l'eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima sur la base d'une participation substantielle des pays et des institutions internationales concernés. Telle est la position commune des deux pays. Il est extrêmement égoïste que le Japon ait décidé de façon arbitraire et unilatérale de déverser en mer de l'eau contaminée et de transférer le fardeau et les risques sur d'autres au mépris des intérêts de sécurité de la communauté internationale, en particulier de ses voisins asiatiques. En tant que voisins proches du Japon et parties prenantes de l'affaire, la Chine et la République de Corée ont exprimé de graves préoccupations et un fort mécontentement à l'égard des pratiques irresponsables du Japon afin de préserver la santé de leur population et l'environnement marin international. C'est parfaitement naturel et justifié.

L'allégation du Japon selon laquelle l'eau contaminée par le nucléaire est sûre ne repose que sur les données dont il dispose unilatéralement, ce qui n'est absolument pas convaincant. Les révélations, les témoignages et les reportages sur la manipulation des données et la dissimulation de la vérité par la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, ne sont-ils pas suffisamment nombreux ? Compte tenu de ces antécédents ignobles, les données du Japon, qui manquent de participation substantielle, d'évaluation et de surveillance de la part d'une partie tierce telle qu'une institution internationale, sont-elles vraiment fiables ? Un Institut allemand de recherche scientifique marine a souligné il y a longtemps qu'avec les courants les plus forts du monde le long de la côte de Fukushima, les matières radioactives pourraient se répandre dans la majeure partie de l'océan Pacifique en 57 jours à compter de la date du déversement, et atteindre tous les océans du monde dans 10 ans. Qu'est-ce qui donne au Japon la confiance et la qualification d'accuser d'autres pays de ne pas avoir obtenu de « preuves scientifiques » ? Certains politiciens japonais n'ont épargné aucun effort pour prouver que l'eau contaminée était « inoffensive », alors je leur conseillerais de boire de l'eau contaminée, et de l'utiliser pour cuisiner, faire la lessive et irriguer, d'assurer que les fruits de mer ne seront pas contaminés, et d'accepter les conseils de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et de mettre en place un groupe de travail technique avec les pays concernés, dont la Chine et la République de Corée, pour procéder à une évaluation.

Le Japon ne devrait pas être rassuré simplement parce que les États-Unis l'ont « remercié ». Les États-Unis sont très honnêtes dans leurs actions. Tout en l'appréciant d'une part, ils interdisent l'importation de riz, de poisson et d'autres produits provenant du Japon. L'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a souligné qu'en raison des problèmes de santé publique associés aux radiations et à la contamination nucléaire, elle avait déjà renforcé la surveillance des produits réglementés en provenance du Japon. Comment le Japon expliquera-t-il cette politique américaine ?

Beijing Media Network : Le 14 avril, au cours du Sommet Bloomberg New Energy Finance, le Ministre japonais de l'Environnement Shinjiro Koizumi a exhorté la Chine à accélérer ses efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, disant que la gestion de la pollution atmosphérique en Chine aurait un impact direct sur la santé du peuple et la société du Japon, et appelant la Chine à réaliser la neutralité carbone avant 2060 et à atteindre le pic des émissions de carbone dès que possible. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : L'année dernière, la Chine a annoncé qu'elle s'efforcerait d'atteindre le pic de ses émissions de carbone d'ici 2030 et la neutralité carbone avant 2060. Il s'agit d'une décision stratégique majeure prise par la Chine, fondée sur les exigences inhérentes à son développement durable et sur sa responsabilité pour la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité. Il faut aux pays développés de 50 à 60 ans pour parvenir à la neutralité carbone à partir de leur pic des émissions. La Chine y parviendra en seulement 30 ans. Ce n'est pas une tâche facile et cela nécessite une révolution large, profonde et systémique de l'économie et de la société. La Chine a intégré le pic des émissions de carbone et la neutralité carbone dans son plan global de la construction de la civilisation écologique. Nous tiendrons nos promesses, et y arriverons avec de réels efforts.

La Chine suggère à la partie japonaise d'être aussi exigeante envers soi-même qu'avec les autres. Le Protocole de Kyoto sur le changement climatique porte le nom de Kyoto, ville japonaise, alors que le Japon a refusé d'accepter la deuxième période d'engagement du protocole et d'apporter la contribution qui lui revient à la réduction des émissions mondiales. Le Japon, en tant que pays développé, a atteint le pic de ses émissions de CO2 bien plus tôt que la Chine, mais n'a annoncé son engagement de neutralité carbone qu'après l'annonce de la Chine.

Puisque nous parlons d'émissions, je ne peux m'empêcher de penser à la décision du gouvernement japonais de rejeter à la mer de l'eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Cet acte extrêmement irresponsable a attiré une grande attention de la communauté internationale ces derniers jours. Le Japon parle souvent de sa responsabilité internationale, mais il est temps pour lui de la démontrer par des actions concrètes. Je recommande au Japon de s'occuper d'abord de ses propres affaires, de répondre rapidement aux graves préoccupations de la communauté internationale et de bien traiter la question de l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima de manière responsable. Cela contribuera à améliorer l'image internationale du Japon.

Bloomberg : Dans une interview de Bloomberg Television, Adrian Zenz a déclaré qu'il y avait eu un « travail forcé » à grande échelle parrainé par le gouvernement chinois dans le Xinjiang, qui était qualifié par les États-Unis de « génocide ». Adrian Zenz a appelé tous les pays à prendre des actions à ce sujet. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous pouvons tous voir très clairement quel genre de personne Adrian Zenz est, et les mensonges qu'il a racontés ne méritent aucune réponse.

Comme je l'ai mentionné ces derniers jours, le tribunal populaire intermédiaire de la région de Kashgar, dans le Xinjiang, s'est saisi du dossier de la poursuite d'Adrian Zenz par une entreprise locale pour atteinte à la réputation, et les autorités judiciaires compétentes traitent l'affaire conformément à la loi et aux procédures. Je pense qu'au fur et à mesure que le procès avance, les actes méprisables d'Adrian Zenz consistant à concocter des rumeurs seront également exposés davantage devant le public chinois et la communauté internationale. Les tentatives consistant à saper la sécurité et la stabilité au Xinjiang ainsi qu'à empêcher le développement de la Chine d'Adrian Zenz et des forces diaboliques antichinoises derrière lui s'effondreront aussi plus vite.

HRTN : Le Parti des citoyens australien (ACP) a publié dans sa revue officielle Australian Alert Service huit rapports spéciaux consécutifs intitulés Xinjiang : la frontière occidentale de la Chine au cœur de l'Eurasie, révélant en détail les agissements des États-Unis et d'autres pays occidentaux, motivés par des raisons géopolitiques, qui soutiennent les activités séparatistes et terroristes au Xinjiang. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Zhao Lijian : J'ai également pris note de ces rapports, qui sont très bien écrits. Ils soulignent qu'après la fin de la guerre froide, les États-Unis et d'autres pays occidentaux se sont mis à jouer la « carte du Xinjiang » et ont soutenu les forces séparatistes et terroristes du Xinjiang pour déstabiliser cette région. En 2003, l'Agence centrale du Renseignement (CIA) des États-Unis a proposé que les États-Unis ne doivent pas exclure la « carte ouïgoure » comme moyen de pression en cas de crises ou de confrontations futures avec la Chine. Depuis 2004, la Fondation nationale pour la Démocratie (NED) des États-Unis a versé 8,76 millions de dollars de financement au « Congrès mondial des Ouïgours » (WUC) et à d'autres forces du « Turkestan oriental ». Tous ces facteurs ont conduit à la propagation rapide de l'idéologie extrémiste dans la région du Xinjiang et à l'entrée de terroristes dans le Xinjiang. Les attaques terroristes fréquentes planifiées et lancées par le « Turkestan oriental » ont causé un grand nombre de victimes civiles innocentes et gravement compromis la stabilité du Xinjiang.

Les rapports ont également révélé que les États-Unis et l'Occident, par le biais d'agences de renseignement et de forces antichinoises, avaient manipulé et utilisé des organisations ouïgoures d'outre-mer pour concocter des mensonges absurdes et de fausses informations tels que les soi-disant « camps d'internement », « travail forcé » et « génocide », et engagé les soi-disant groupes de réflexion et chercheurs ainsi que des médias prestigieux à fabriquer et à diffuser de fausses nouvelles, formant ainsi une « chaîne de mensonges » complète pour la fabrication et la vente de la désinformation. Ils ont créé trois types d'illusions, à savoir « le soutien à l'indépendance par les musulmans du Xinjiang », « la recherche de la paix par les forces du Turkestan oriental » et « les violations des droits de l'homme au Xinjiang », dans une vaine tentative de déstabiliser le Xinjiang et de l'utiliser pour contenir la Chine.

Les faits et la vérité se révéleront définitivement au grand jour. Les rumeurs liées à la Chine inventées par les États-Unis et l'Occident ont pour but de détruire la Chine, mais c'est l'image des États-Unis aux yeux du peuple chinois que ces rumeurs ont détruite. Elles ont également rendu le peuple chinois plus uni et plus conscient du vrai visage de certaines personnes aux États-Unis et en Occident.

C'est aujourd'hui la sixième Journée de sensibilisation à la sécurité nationale. Nous sommes convaincus qu'avec la vulgarisation à grande échelle et la mise en œuvre approfondie de la vision globale de la sécurité nationale, chaque citoyen chinois sera en mesure de développer des « yeux d'or » capables d'identifier très vite les mensonges des États-Unis et de l'Occident concernant la Chine, ce qui permettra finalement de former un « mur d'airain » pour sauvegarder la sécurité nationale de la Chine. Les tentatives des États-Unis et de certains pays occidentaux de saper le développement et la stabilité du Xinjiang de la Chine ne réussiront jamais.

CGTN : Selon des reportages, la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet a publié une déclaration pour exprimer sa préoccupation à l'égard du projet de loi sur les opérations à l'étranger (militaires en service actif et vétérans) en cours d'examen par le Parlement britannique. Elle a souligné que le projet de loi concerné pourrait protéger des militaires britanniques qui avaient commis de graves crimes tels que la torture à l'étranger, réduire considérablement la possibilité de poursuivre en justice les militaires à l'étranger responsables de graves violations des droits de l'homme qui constituaient des crimes internationaux, empêcher de pleinement traduire en justice les auteurs, et violer les obligations qui incombaient au Royaume-Uni en vertu de traités internationaux tels que la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine a affirmé à plusieurs reprises sa position sur les graves violations des droits de l'homme commises par certains pays occidentaux en Afghanistan, en Iraq et dans d'autres pays, comme la maltraitance et les meurtres de soldats et même de civils innocents. Les actes concernés, qui constituent une grave violation des conventions internationales et de la conscience de l'humanité, doivent faire l'objet d'une enquête approfondie et les personnes concernées doivent être traduites devant la loi et la justice. Tout crime qui brutalise les vies innocentes et piétine la conscience de l'humanité, quels qu'en soient l'auteur et le pays responsables, doit être fermement combattu et condamné par la communauté internationale. Voilà le vrai respect des droits de l'homme, de l'équité et de la justice.

Malheureusement, certains pays occidentaux comme le Royaume-Uni ont l'habitude de se livrer à la politisation et au « deux poids deux mesures » sur les questions des droits de l'homme, s'adonnent à se poser en « donneurs de leçons », interfèrent dans d'autres pays et font pression sur eux tout en fermant les yeux sur leurs propres graves problèmes en matière de droits de l'homme. Nous exhortons la partie britannique à mener une enquête approfondie sur les atrocités consistant à maltraiter et à blesser des civils innocents locaux qu'elle a commises pendant les guerres en Afghanistan et en Iraq, à demander à fond des comptes à ceux qui ont commis des crimes internationaux, à assumer effectivement les obligations internationales qui doivent être les siennes, et à donner à la communauté internationale une explication responsable.

The Globe and Mail : Le Parlement canadien a déclaré dans une décision que Tsai Ing-wen était la candidate idéale pour le Prix John McCain pour le Leadership dans la fonction publique. Pensez-vous que Tsai Ing-wen soit une candidate idéale pour ce prix ?

Zhao Lijian : La Chine exprime son vif mécontentement et s'oppose résolument à l'adoption de la motion erronée concernant Taiwan par la Chambre des communes du Canada. Le principe d'une seule Chine est le fondement politique des relations sino-canadiennes et un engagement solennel du gouvernement canadien. Le Canada devra reconnaître pleinement le caractère hautement sensible de la question de Taiwan et traiter les questions liées à Taiwan de manière prudente et appropriée afin de ne pas causer de nouveaux dommages aux relations sino-canadiennes.

NHK : Une délégation non officielle américaine a rencontré aujourd'hui à Taiwan Tsai Ing-wen, celle-ci a remercié l'administration Biden pour avoir souligné l'importance de la paix et de la stabilité dans le détroit de Taiwan. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Zhao Lijian : Hier, j'ai déjà exposé la position solennelle de la Chine sur la visite à Taiwan d'une délégation américaine.

La question de Taiwan touche à la souveraineté et à l'intégrité territoriale ainsi qu'aux intérêts vitaux de la Chine. La Chine est déterminée à préserver la souveraineté et les intérêts de sécurité du pays. Les États-Unis devront connaître pleinement la haute sensibilité de la question de Taiwan, respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, prendre des actes et paroles prudents sur la question de Taiwan, et s'abstenir d'envoyer des signaux erronés aux forces sécessionnistes prônant l'« indépendance de Taiwan », afin de ne pas porter gravement atteinte à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taiwan ainsi qu'à la coordination et à la coopération sino-américaines dans des secteurs importants.

Quotidien du Peuple : Selon des reportages, la Directrice du renseignement national américain Avril Haines a déclaré lors d'une audition du Comité du renseignement du Sénat américain que la Chine était devenue progressivement un concurrent ayant la même puissance que les États-Unis et défiant ceux-ci dans plusieurs secteurs, et qu'elle posait un défi sans précédent aux États-Unis. Selon Mme Haines, la Chine pousse la réforme des normes internationales de manière à favoriser son système autoritaire. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine est déterminée à poursuivre la voie de développement pacifique. Nous n'avons provoqué aucune guerre, envahi aucun territoire d'autres pays, et défié aucun pays. Comme les faits l'ont prouvé maintes fois, la Chine est depuis toujours un pays constructeur de la paix mondiale, contributeur au développement mondial et défenseur de l'ordre international. Le développement de la Chine représente une opportunité pour le monde.

Comme le dit un adage britannique, « toute chose ressemble à un clou pour celui qui ne possède qu'un marteau ». Les États-Unis tentent de préserver son hégémonie dans le monde et de diriger les normes internationales pour toujours, ils prennent ainsi toute chose pour un défi, et un clou. Il s'agit là d'une pratique typique de « mesurer les autres à son aune ».

Je voudrais demander à la partie américaine : qui a les plus grandes dépenses militaires dans le monde et possède les bases militaires les plus nombreuses à l'étranger ? Qui n'a vécu que 16 ans sans guerre dans son histoire de quelque 240 ans ? Qui envoie fréquemment des navires et des avions dans d'autres régions pour étaler ses puissances ? Qui se livre partout à l'infiltration, au sabotage, à la « révolution de couleur » et au changement de régime sous prétexte de « démocratie » et de « droits de l'homme » ? Et qui regroupe des alliés à travers le monde pour réprimer les autres par tous les moyens ?

Je tiens à souligner que le développement de la Chine représente un accroissement de la force de paix mondiale et une opportunité, mais non un défi, pour le monde. La Chine défend depuis toujours le système international centré sur l'ONU et l'ordre international basé sur le droit international, et non pas un ordre international défini par certains pays dans le but de sauvegarder leur hégémonie. À l'ère de la mondialisation, la division par l'idéologie et la formation de « petits clans » visant des pays spécifiques sont justement la violation de l'ordre international. Ces actes sont impopulaires et voués à l'échec.

The Globe and Mail : Vous venez d'évoquer la Journée de sensibilisation à la sécurité nationale. Comme nous l'avons vu aujourd'hui, des médias ont fait des reportages sur des cas de violation de la sécurité nationale ces dernières années, certains d'entre eux ont révélé qu'il y avait des gens qui étaient poursuivis en raison d'activités antichinoises. Pourriez-vous nous expliquer, dans le contexte de la sécurité nationale, quelles activités sont antichinoises ?

Zhao Lijian : Pour savoir quelles activités sont antichinoises et quels actes nuisent à la sécurité nationale de la Chine, les lois chinoises concernées sont bien précises. Vous pouvez vous y référer.

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