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Conférence de presse du 3 août 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2020/08/03

La Nouvelle-Zélande, sous couvert de la « Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong », a suspendu unilatéralement l'« Accord sur la remise des criminels fugitifs » signé avec la Région administrative spéciale de Hong Kong. Une telle politisation de la coopération judiciaire avec Hong Kong constitue une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine et une grave violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, ce qui a gravement endommagé la base d'une telle coopération et s'écarte de son objectif de maintenir la justice et la primauté du droit. La Chine s'y oppose fermement. Par conséquent, la Chine a décidé que la Région administrative spéciale de Hong Kong suspendrait son « Accord sur la remise des criminels fugitifs » avec la Nouvelle-Zélande. Dans le même temps, la Chine a décidé que la Région administrative spéciale de Hong Kong suspendrait son « Traité d'assistance judiciaire mutuelle en matière pénale » avec la Nouvelle-Zélande.

The Paper : Carrie Lam, chef de l'exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong, a annoncé le report de l'élection du 7e Conseil législatif de Hong Kong, initialement prévue pour le 6 septembre, vu la situation grave de l'épidémie de COVID-19. Un petit nombre de pays ont exprimé leurs inquiétudes à ce sujet. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Wang Wenbin : La décision du gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong de reporter l'élection du 7e Conseil législatif face à la situation grave de l'épidémie est une mesure justifiée pour assurer la sécurité et la santé des habitants de Hong Kong et une action nécessaire pour garantir une élection législative sûre, juste et équitable. Le Bureau du Conseil des Affaires d'État pour les affaires de Hong Kong et de Macao et le Bureau de liaison du gouvernement populaire central dans la Région administrative spéciale de Hong Kong y ont tous exprimé leur soutien dans leurs déclarations respectives. Les précédents ne manquent pas dans le monde concernant le report d'élections en raison des épidémies et d'autres catastrophes. La décision du gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong est conforme aux pratiques internationales, raisonnable, légitime et légale. Ce que je tiens à souligner, c'est que Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine et que l'élection du Conseil législatif de la Région administrative spéciale de Hong Kong est une élection locale en Chine. C'est une affaire purement intérieure de Hong Kong. Aucun gouvernement, organisation ou individu étranger n'a ni le droit ni de raison d'y intervenir.

Bloomberg : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré le 2 août dans une interview que l'administration Trump annoncerait bientôt des mesures contre des logiciels chinois considérés comme présentant des menaces sur la sécurité nationale américaine, comme TikTok et WeChat. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La partie américaine a fait cette menace contre les entreprises concernées avec présomption de culpabilité sans présenter aucune preuve et en généralisant arbitrairement le concept de sécurité nationale. Cela viole les principes de l'économie de marché et révèle l'hypocrisie et la pratique typique du « deux poids deux mesures » par les États-Unis dans le soi-disant maintien de l'équité et de la liberté. Cela viole également les principes d'ouverture, de transparence et de non-discrimination de l'OMC. La Chine s'y oppose fermement.

Nous appelons certaines personnes aux États-Unis à écouter attentivement les voix de la communauté internationale, à créer un environnement ouvert, juste, équitable et non discriminatoire à toutes les entités du marché qui investissent et se développent aux États-Unis, à cesser de politiser les questions économiques et commerciales et à cesser de pratiquer une politique discriminatoire et exclusive en abusant du concept de sécurité nationale.

Agence de presse Xinhua : Nous avons noté que la 24e session du Comité conjoint économique et commercial Chine-République de Corée s'est tenue à Qingdao le week-end dernier. Il s'agit de la première réunion intergouvernementale en face à face dans le cadre du mécanisme de coopération économique et commerciale que la Chine ait tenue avec un pays étranger depuis la survenue de l'épidémie de COVID-19. La Chine envisage-t-elle d'avoir plus d'échanges similaires en face à face avec la République de Corée à l'avenir ?

Wang Wenbin : Le département compétent chinois a publié un communiqué de presse sur la 24e réunion du Comité mixte économique et commercial Chine-République de Corée.

Je tiens à souligner que la Chine et la République de Corée sont d'importants voisins, amis et partenaires de coopération. Depuis la survenue de l'épidémie de COVID-19, la Chine et la République de Corée, sous la direction des Chefs d'État des deux pays, ont été les premiers pays à mettre en place un mécanisme synergique de prévention et de contrôle et une « voie verte », offrant un modèle de coopération dans la lutte contre l'épidémie et envoyant un signal positif sans équivoque des deux pays pour le développement ferme des relations économiques et commerciales bilatérales. Cela joue un rôle pilote important pour la reprise et la croissance de la coopération économique et commerciale de la région et du monde. La Chine et la République de Corée continueront à faire progresser la coopération et les échanges dans différents domaines tout en maintenant la prévention et le contrôle régulier de l'épidémie de COVID-19 en fonction de la situation épidémique dans les deux pays, et de la nécessité de développer les relations bilatérales.

AFP : Le Ministre suisse des Affaires étrangères a déclaré dans une interview dimanche que la Chine s'éloignait de la voie de l'ouverture, avec l'augmentation des violations des droits de l'homme. Il a également exprimé ses préoccupations concernant la « Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : De telles remarques sont sans fondement et non constructives. Comme nous l'avons souligné à maintes reprises, les affaires de Hong Kong sont des affaires intérieures de la Chine dans lesquelles aucun pays étranger n'a le droit d'intervenir. La « Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong » garantira la mise en œuvre régulière et soutenue du principe « un pays, deux systèmes » dans le cadre de la loi. En ce qui concerne la situation des droits de l'homme en Chine, le peuple chinois est le mieux placé pour avoir voix au chapitre, et les faits fondamentaux doivent être respectés. La Chine est toujours attachée à l'ouverture et au développement. Le Crédit suisse et d'autres entreprises financières sont parmi les premiers à bénéficier du nouveau cycle d'ouverture des marchés financiers de la Chine.

Cette année marque le 70e anniversaire des relations diplomatiques sino-suisses. Au cours des sept dernières décennies, grâce aux efforts concertés des deux parties, les relations sino-suisses ont réalisé un développement tangible et des avantages mutuels. L'expérience la plus fondamentale que nous ayons apprise de ces progrès est que l'égalité et le respect mutuel doivent être respectés. Nous espérons que la partie suisse appréciera le bon élan de développement des relations bilatérales et se conformera aux normes fondamentales régissant les relations internationales.

The Global Times : Le 31 juillet, le Département d'État et le Département du Trésor des États-Unis ont annoncé des sanctions contre le Corps d'armée de production et de construction du Xinjiang et deux responsables. Le Secrétaire d'État Pompeo a également critiqué, dans une déclaration, la politique chinoise à l'égard du Xinjiang. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Les agissements américains sont une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine et une grave violation des normes fondamentales régissant les relations internationales. La Chine s'y oppose fermement et les condamne vivement.

Les questions liées au Xinjiang ne concernent pas du tout les droits de l'homme, l'ethnie ou la religion, mais la lutte contre le terrorisme et le séparatisme. Les affaires du Xinjiang sont purement des affaires intérieures de la Chine. Les États-Unis n'ont aucun droit ni aucune qualification pour y intervenir. Le Corps d'armée de production et de construction du Xinjiang, en bonne entente et en solidarité mutuelle avec les différentes ethnies de la région, a apporté une contribution importante à la promotion du développement, de l'unité ethnique, de la stabilité sociale et de la sécurité frontalière du Xinjiang. Les accusations des États-Unis ne sont rien d'autre que rumeur et calomnie. Le gouvernement chinois est résolument déterminé à défendre la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays, à lutter contre les forces terroristes violentes, séparatistes et extrémistes religieuses et à s'opposer à toute ingérence étrangère dans les affaires du Xinjiang et les autres affaires intérieures de la Chine.

Nous exhortons la partie américaine à retirer immédiatement sa décision erronée et à mettre fin à tout propos et acte interférant dans les affaires intérieures de la Chine et nuisant aux intérêts de la Chine. Si la partie américaine est résolue à se comporter ainsi, la Chine ripostera fermement.

Shenzhen TV : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo, dans une déclaration publiée le 31 juillet, a de nouveau accusé la Chine de surveiller les Ouïgours et d'autres ethnies minoritaires. Comment la Chine réagit-elle à ce sujet ?

Wang Wenbin : L'allégation de Pompeo n'a aucun fondement. C'est une pratique internationale courante d'utiliser des matériels scientifiques et technologiques modernes et des mégadonnées pour améliorer la gouvernance sociale, et les États-Unis ne font pas exception. L'installation de caméras dans les lieux publics dans le Xinjiang conformément à la loi ne cible aucune ethnie spécifique, mais vise à améliorer la gouvernance sociale et à prévenir et combattre la criminalité. Cette mesure a été largement soutenue par les habitants de toutes les ethnies, car elle rend la société plus sûre.

En parlant de surveillance, les États-Unis ont été critiqués depuis longtemps pour leur surveillance massive utilisant des technologies de pointe. Selon les médias américains, en 2017, l'administration américaine a exigé le déploiement de la technologie de reconnaissance faciale dans 20 aéroports à travers le pays. La police de New York a mis en place un système de surveillance de la ville, avec des dispositifs de surveillance pour les piétons et les véhicules dans tous les coins, et le suivi des données individuelles des téléphones portables. Le Texas à lui seul abrite huit centres de surveillance secrets, soutenus conjointement par les autorités américaines à différents niveaux, qui partagent des renseignements pour surveiller les médias sociaux et les forums en ligne. Un rapport publié par l'United States Government Accountability Office (GAO) le 4 juin 2019 montre que les services FACE du FBI, même sans licence, ont eu accès à plus de 640 millions de photos de visage disponibles dans des bases de données. Selon un rapport publié par l'Université de Georgetown, la moitié des adultes américains, soit plus de 117 millions de personnes, sont inscrits dans un réseau de reconnaissance faciale des forces de l'ordre, et les Afro-Américains sont plus susceptibles d'être examinés. De plus, les organismes compétents américains, en violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, mènent depuis longtemps des cyber-vols, de la cyber-surveillance et des cyber-attaques massifs, organisés et non différenciés, contre des gouvernements, des entreprises et des particuliers étrangers. C'est un fait connu de tous.

Pompeo et ses semblables ont vilipendé le déploiement de la technologie moderne au Xinjiang pour une meilleure gouvernance sociale en la faisant passer pour de la surveillance ciblant les Ouïgours et d'autres ethnies minoritaires. Cela constitue des noircissements malveillants et revient à chercher des prétextes pour saboter la prospérité et la stabilité du Xinjiang, et à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine. Leur tentative est vouée à l'échec.

Reuters : Le Président américain Donald Trump a accepté de donner à ByteDance 45 jours pour négocier la vente à Microsoft de ses activités aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande, en Australie et au Canada. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Autre question, ByteDance a accusé Facebook d'avoir plagié et sali, et les médias officiels chinois ont critiqué Facebook d'avoir lancé avec Washington des persécutions contre ByteDance. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Wang Wenbin : Concernant votre première question, je ne suis pas au courant de la situation concrète. Nous ne commentons pas l'activité commerciale spécifique des entreprises.

Quant à ce qui a été dit par la société que vous avez mentionnée, je n'ai pas pris connaissance du reportage en la matière. Comme vous le savez, de façon générale, nous ne répondons pas spécifiquement aux reportages ou remarques des entreprises, des médias, des experts ou des chercheurs. Je vous conseille de vous renseigner auprès de l'entreprise concernée.

Bloomberg : Ma question porte sur un article écrit par le Vice-Ministre allemand des Affaires étrangères Michael Roth dans « Der Spiegel », qui affirme que l'Europe devrait protéger sa sécurité en choisissant des fournisseurs nationaux pour les réseaux 5G, et non Huawei. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous espérons que la partie concernée créera un environnement ouvert, équitable, juste et non discriminatoire pour l'investissement et les activités des entreprises de tous les pays, et s'abstiendra de politiser la question économique et commerciale et d'adopter des mesures discriminatoires et exclusives en abusant du concept de sécurité nationale.

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