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Conférence de presse du 26 août 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2020/08/26

CCTV : Selon le Ministère canadien des Affaires étrangères, le Ministre canadien des Affaires étrangères François-Philippe Champagne, lors de sa rencontre avec le Conseiller d'État Wang Yi à Rome le 25 août, a évoqué les cas de Michael Kovrig et de Michael Spavor, appelant la partie chinoise à donner son accord pour des visites consulaires aux deux Canadiens. Pouvez-vous confirmer cela ? Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine a publié un communiqué de presse sur la rencontre du Conseiller d'État Wang Yi avec le chef de la diplomatie canadienne François-Philippe Champagne. Quant aux cas individuels que vous avez mentionnés, Michael Kovrig et Michael Spavor sont soupçonnés de s'être livrés à des activités mettant en danger la sécurité nationale de la Chine. Les autorités judiciaires chinoises traitent leurs affaires dans le strict respect de la loi tout en protégeant leurs droits légitimes. Dans toutes nos communications avec la partie canadienne, nous avons dit très clairement que le Canada devrait respecter la primauté du droit et la souveraineté judiciaire de la Chine.

Je tiens à souligner une fois de plus que les responsabilités n'incombent pas à la Chine si les relations sino-canadiennes rencontrent des difficultés. Le Canada, bien conscient du nœud du problème, devrait prendre immédiatement des mesures efficaces pour corriger les erreurs et créer les conditions nécessaires pour ramener les relations bilatérales sur la bonne voie.

Global Times : Selon des reportages, les autorités taiwanaises prévoient d'ouvrir un nouveau bureau de représentation à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, qui, selon elles, travaillera à favoriser la coopération entre Taiwan et la France et d'autres pays européens dans les domaines de la culture, du tourisme, des affaires, de l'innovation et de l'éducation. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. La Chine s'oppose fermement à tout contact officiel, sous quelque forme que ce soit, entre Taiwan et les pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine, y compris la création réciproque d'institutions officielles. La France doit respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et traiter de manière prudente et judicieuse les questions liées à Taiwan. Les tentatives des autorités du DPP de mener des activités séparatistes sur la scène internationale n'aboutiront pas.

Shenzhen TV : Le représentant permanent de l'Indonésie auprès de l'ONU, qui assure la présidence tournante du Conseil de Sécurité en août, a déclaré que le Conseil de Sécurité n'était pas parvenu à un consensus quant à la demande américaine d'activer le mécanisme de retour des sanctions, et que le Président du Conseil de Sécurité ne prendrait pas de nouvelles mesures. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine a exposé sa position sur la question nucléaire iranienne à plusieurs reprises. La déclaration de l'actuel Président du Conseil de Sécurité reflète la position de l'écrasante majorité des membres du Conseil de Sécurité et le consensus de la communauté internationale. La demande américaine d'activer le mécanisme de « rétablissement rapide des sanctions » est impopulaire et ne réussira pas.

Comme l'a souligné le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, la Chine soutient la mise en place d'une plate-forme de dialogue multilatérale, à condition de maintenir fermement l'efficacité et l'autorité du JCPOA relatif à la question nucléaire iranienne, où toutes les parties peuvent faire part de leurs préoccupations et dégager un nouveau consensus sur le maintien de la paix et de la stabilité régionales. Nous sommes prêts à travailler avec les parties concernées pour faire avancer le processus de règlement politique et diplomatique de la question nucléaire iranienne.

China News Service : Les protestations au Bélarus sur le résultat de l'élection présidentielle ne se sont pas encore calmées et la communauté internationale prête une haute attention à la situation dans ce pays. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine respecte toujours la voie de développement choisie par le peuple bélarussien conformément aux conditions nationales, soutient fermement les efforts du Bélarus pour sauvegarder l'indépendance nationale, la souveraineté, la sécurité et le développement du pays, et s'oppose fermement à l'ingérence de forces extérieures dans les affaires intérieures du pays. Nous sommes convaincus que la stabilité politique et la tranquillité sociale seront rétablies sous la direction du Président Loukachenko. La Chine entend continuer de promouvoir le développement en profondeur du partenariat stratégique global Chine-Bélarus, fondé sur la confiance mutuelle et la coopération gagnant-gagnant, et d'approfondir la coopération bilatérale dans tous les domaines au profit des deux pays et des deux peuples.

CRI : Vous avez annoncé plus tôt que la Chine avait envoyé un groupe d'experts médicaux au Soudan du Sud. Nous savons maintenant que les experts ont commencé, dès leur arrivée dans le pays, leur travail sur la prévention de l'épidémie et la formation des personnels. Pouvez-vous nous donner plus de détails à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le groupe d'experts médicaux, envoyé par le gouvernement chinois, s'est mis intensément au travail après son arrivée au Soudan du Sud. Du 19 au 24 août, les experts se sont rendus à l'aéroport international de Juba et au plus grand marché local, et ont eu des discussions avec un groupe consultatif médical du comité spécial du Soudan du Sud sur le COVID-19 ; ils ont également visité le laboratoire national de santé publique du Soudan du Sud et ont fourni des conseils professionnels pour la lutte contre l'épidémie dans le pays. Pendant leur séjour au Soudan du Sud, en tenant compte des plans de formation de la Chine et des caractéristiques de la situation épidémique locale, les experts chinois ont partagé autant que possible leur savoir-faire sur la prévention et le contrôle de l'épidémie avec les personnels soignants locaux et ont répondu explicitement à leurs questions. Cela a effectivement aidé les personnels soignants du Soudan du Sud à mieux connaître les expériences et les mesures de la Chine, et a amélioré la capacité de prévention et de contrôle des institutions médicales de première ligne au Soudan du Sud.

Le Vice-Président du Soudan du Sud Abdelbagi a indiqué, lors de sa rencontre avec les experts chinois, que le Soudan du Sud et la Chine étaient de vrais amis et de bons partenaires, et les membres d'une même famille. Depuis ces dernières années, chaque fois que le Soudan du Sud a été confronté à des difficultés, la Chine a toujours été la première à offrir son aide. Après la survenue du COVID-19 au Soudan du Sud, la Chine a également été la première à fournir des matériels médicaux d'urgence, ce qui en fait un véritable ami en ces temps difficiles. La Chine a choisi le Soudan du Sud comme première destination pour envoyer des experts médicaux après le Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre le COVID-19, illustrant la profonde amitié entre la Chine et le Soudan du Sud et la grande attention attachée au Soudan du Sud. Olushayo Olu, représentant de l'OMS pour le Soudan du Sud, a également exprimé sa gratitude pour le ferme soutien de la Chine aux efforts des pays africains et de l'OMS pour lutter contre la pandémie. Les différents milieux de la société du Soudan du Sud attachent une attention générale au groupe d'experts médicaux chinois et ont réservé un accueil chaleureux aux experts chinois. Ils estiment que l'arrivée d'experts chinois contribuera à la coopération bilatérale en matière de santé et d'endiguement de l'épidémie, renforcera la confiance et la capacité du Soudan du Sud à vaincre le virus, et aidera le Soudan du Sud et d'autres pays africains à maîtriser l'épidémie dans les meilleurs délais.

The Norwegian Broadcasting Corporation : Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi effectuera bientôt une visite en Norvège. Quels sont les sujets qui seront abordés avec la partie norvégienne ? Qu'attend la Chine de cette visite ?

Zhao Lijian : Merci de l'intérêt que vous portez à la visite du Conseiller d'État Wang Yi. Pendant son séjour en Norvège, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi rencontrera le Premier Ministre Solberg et s'entretiendra avec le Ministre des Affaires étrangères Søreide pour échanger des vues sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun. La Norvège est l'un des premiers pays européens à avoir reconnu la République populaire de Chine et son statut d'économie de marché. Ces dernières années, les relations bilatérales ont connu un développement favorable, avec de fréquents échanges de haut niveau et une coopération fructueuse dans différents domaines. La Chine est prête à travailler avec la Norvège pour bien mettre en œuvre l'important consensus dégagé par les dirigeants des deux pays et réaliser un plus grand développement des relations bilatérales dans la nouvelle ère. Nous espérons également que cette visite donnera un nouvel élan à la coopération pragmatique sino-norvégienne, en particulier à la négociation d'un accord de libre-échange.

Nous publierons les informations en la matière en temps utile. Veuillez y prêter attention.

China Review News : Le « Wall Street Journal » a publié, le 24 août, un article du Secrétaire américain à la Défense, Esper. Selon cet article intitulé « Le Pentagone est prêt à réagir à la Chine », l'Armée populaire de Libération (APL) de Chine n'est pas une armée au service de la nation et de la Constitution, comme le sont les forces armées américaines. L'APL dépend du PCC et lui rend service. Le PCC contraint d'autres pays et les empêche d'exercer leur souveraineté. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les allégations de M. Esper sont dénuées de tout fondement. Je voudrais lui rappeler une recommandation, deux faits et trois questions.

Tout d'abord, une recommandation. Je recommande à M. Esper de lire attentivement le texte intégral de l'article publié par la Chine, intitulé « Les mensonges dans les discours de Pompeo relatifs à la Chine et la vérité des faits ». La grande quantité des faits et des données cités dans l'article est largement suffisante pour percer à jour et briser les mensonges et les propos absurdes de la soi-disant « menace chinoise ».

Ensuite, deux faits. Le premier fait, depuis 1990, l'armée chinoise a participé en tout à plus de 20 opérations de maintien de la paix de l'ONU et envoyé plus de 40 000 Casques bleus, faisant de la Chine le plus grand contributeur de troupes de maintien de la paix parmi les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité. Deuxième fait, pendant leurs 240 ans d'histoire depuis la fondation du pays, les États-Unis n'ont pas été en guerre pendant seulement 16 ans. Le budget militaire américain pour 2019 dépassait 716 milliards de dollars, soit l'équivalent du total des dépenses militaires des neuf pays qui viennent après les États-Unis.

Enfin, trois questions. Première question, la Chine applique une politique de défense nationale de caractère défensif. Les Statuts du Parti communiste chinois et la Constitution de la République populaire de Chine stipulent clairement que la Chine poursuit la voie du développement pacifique et s'oppose à l'hégémonie. Les États-Unis peuvent-ils faire la même déclaration politique ? Deuxième question, qui a installé des centaines de bases militaires à travers le monde ? Qui a mené illégalement des guerres et des opérations militaires contre des pays comme l'Irak, la Libye et la Syrie, et envoyé des bâtiments de guerre et des avions dans les eaux maritimes loin du pays pour étaler ses forces ? Troisième question, qui se conduit en s'accrochant à la mentalité de la guerre froide, s'est retiré de traités et d'organisations internationales et sabote délibérément les règles internationales en brandissant des bâtons et des poings comme un fou ?

Les bonnes réponses ne seront pas difficiles à obtenir si ces politiciens américains respectent les faits.

Tass : Le porte-parole du Ministère chinois de la Défense a fait une déclaration sur le fait que les États-Unis ont envoyé un avion de reconnaissance U-2 à haute altitude dans la zone d'exclusion aérienne établie par la Chine pendant des exercices militaires. Quel est le commentaire du Ministère chinois des Affaires étrangères à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le porte-parole du Ministère de la Défense nationale a fait une déclaration à ce sujet. Je tiens à souligner qu'un avion de reconnaissance américain U-2 à haute altitude a fait irruption sans permission dans la zone d'exclusion aérienne établie par le commandement du théâtre nord de l'Armée populaire de Libération (APL) de Chine pour des exercices à tirs réels. L'intrusion a gravement affecté les exercices et les entraînements militaires normaux de l'APL et enfreint les règles de conduite sino-américaines pour la sécurité aérienne et maritime, ainsi que l'usage international concerné. Cela aurait pu facilement entraîner des erreurs de jugement, et même des accidents. La Chine s'oppose fermement à une telle provocation flagrante et a effectué une démarche solennelle auprès des États-Unis. Nous demandons aux États-Unis d'arrêter immédiatement ces actes provocateurs et de maintenir la paix et la stabilité régionales par des actions concrètes.

The Globe and Mail : Encore une question sur la rencontre entre les Ministres chinois et canadien des Affaires étrangères. J'ai lu les communiqués de presse publiés par les deux parties à ce sujet. Je n'ai pas trouvé de contenu sur le dégagement d'un consensus par les deux parties, me semble-t-il. J'aimerais savoir si les deux Ministres des Affaires étrangères sont parvenus à un consensus lors de leur rencontre.

Zhao Lijian : Nous avons déjà publié un communiqué de presse sur la rencontre en question. Il existe bien sûr un consensus entre les deux parties sur le développement des relations bilatérales. Il y a plus d'un demi-siècle, le dirigeant canadien, en surmontant les perturbations extérieures et en résistant aux pressions venant de différentes parties, a pris la bonne décision d'établir des relations diplomatiques avec la Chine. Nous espérons qu'aujourd'hui, le Canada travaille, sur la base créée par les prédécesseurs et en faisant preuve du même courage que les dirigeants de l'ancienne génération, pour ramener les relations sino-canadiennes sur la bonne voie.

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