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Conférence de presse du 20 avril 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021/04/20

CCTV : Ce matin, la cérémonie d'ouverture de la Conférence annuelle 2021 du Forum de Boao pour l'Asie s'est tenue à Boao, dans la province de Hainan, pendant laquelle le Président Xi Jinping a donné un discours vidéo qui a transmis de nombreux messages importants. Pourriez-vous présenter les informations concernées ?

Wang Wenbin : Cette Conférence annuelle du Forum de Boao pour l'Asie figure comme la première conférence internationale à grande échelle tenue principalement en présentiel dans le contexte épidémique, attirant une grande attention de tous les milieux. Le Président Xi Jinping a prononcé un discours intitulé « Surmonter ensemble les défis et bâtir l'avenir partagé pour tous » ce matin lors de la cérémonie d'ouverture de la Conférence annuelle. Il a exposé la vision chinoise et l'approche chinoise en vue de renforcer la gouvernance mondiale dans le contexte marqué par des changements inédits et une épidémie jamais vue depuis un siècle, ce qui revêt une signification considérable pour renforcer la confiance de tous les milieux, fédérer les esprits de divers secteurs et guider l'Asie et les divers pays du monde pour œuvrer main dans la main à vaincre la pandémie et à créer un avenir encore plus radieux.

Le Président Xi a avancé une initiative en quatre points dans son discours pour combattre ensemble le virus, renforcer la gouvernance mondiale et promouvoir la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité. Nous devons poursuivre les consultations d'égal à égal pour créer un avenir marqué par les bénéfices partagés. Nous devons poursuivre l'ouverture et l'innovation pour créer un avenir marqué par le développement et la prospérité. Nous devons poursuivre la solidarité pour créer un avenir marqué par la santé et la sécurité. Nous devons poursuivre la justice pour créer un avenir marqué par le respect mutuel et l'inspiration mutuelle. M. Xi a souligné que les affaires internationales devaient être gérées à travers d'amples consultations, et que l'avenir du monde devait être décidé par tous les pays. Les règles établies par un ou quelques pays ne doivent pas être imposées aux autres, et l'unilatéralisme prôné par quelques pays ne doit pas donner le ton pour le monde entier. Dans le monde d'aujourd'hui, nous avons besoin de la justice et non de l'hégémonie. À cette ère de la globalisation économique, l'ouverture et l'intégration sont une tendance historique irrésistible. Ériger des murs ou recourir au découplage vont à l'encontre de la loi économique et des règles du marché. Ces tentatives nuisent à autrui sans apporter aucun bénéfice à soi-même. Il est important de renforcer sur tous les plans la gouvernance mondiale de la santé publique, et de construire ensemble une communauté de santé pour tous. Il faut rejeter la mentalité de la guerre froide et du jeu à somme nulle et s'opposer à toute forme de « nouvelle guerre froide » et de confrontation idéologique. Nous devons faire rayonner les valeurs communes de l'humanité, à savoir la paix, le développement, l'équité, la justice, la démocratie et la liberté. M. Xi a annoncé que la Chine organiserait la deuxième Conférence sur le dialogue des civilisations asiatiques dès que l'épidémie aurait été maîtrisée. Le discours du Président Xi est d'une grande pertinence actuelle et joue un grand rôle directeur dans la réponse collective aux crises et défis majeurs auxquels est confrontée l'humanité et dans la promotion du développement du système de gouvernance mondiale dans un sens plus juste et plus raisonnable, ce qui a suscité un fort retentissement.

Dans son discours, le Président Xi a souligné que la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route » visait le développement, préconisait le bénéfice mutuel et portait le message d'espoir. Dans l'avenir, nous continuerons de travailler avec les différentes parties à une meilleure coopération dans le cadre de cette initiative. Nous poursuivrons le principe d'amples consultations, de contribution conjointe et de bénéfices partagés, porterons la vision d'une coopération ouverte, verte et intègre, et œuvrerons à une coopération de haut standard, au service du bien-être des peuples et marquée par la soutenabilité. Nous bâtirons un partenariat plus étroit pour la santé, un partenariat plus étroit pour la connectivité, un partenariat plus étroit pour le développement vert, et un partenariat plus étroit pour l'ouverture et l'inclusion. Cela a fixé le cap et injecté une dynamique de coopération à toutes les parties pour la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route », et a été salué de tous.

Nous sommes convaincus que grâce à la participation active de toutes les parties concernées, la Conférence annuelle du Forum de Boao pour l'Asie de cette année connaîtra certainement des résultats fructueux et contribuera activement à la sortie de l'épidémie en Asie et dans le monde entier et à la réalisation d'une reprise et d'un développement.

Reuters : Selon divers reportages, la frontière terrestre entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et la Chine a été rouverte et les échanges commerciaux entre les deux pays connaissent une reprise. La Chine peut-elle confirmer cela ? Quand la partie chinoise espère-t-elle que la RPDC pourra assouplir les contrôles aux frontières afin de relancer le commerce bilatéral ?

Wang Wenbin : La Chine et la RPDC sont des voisins amis et ont besoin d'échanges économiques et commerciaux normaux. La Chine respecte les mesures de prévention de l'épidémie prises par la RPDC, et est prête à renforcer les échanges et la coopération dans divers domaines avec la RPDC sur la base de l'assurance de la prévention de la pandémie.

China Review News : Selon plusieurs médias, la Ministre néo-zélandaise des Affaires étrangères Nanaia Mahuta a prononcé un discours le 19 avril au Conseil Nouvelle-Zélande-Chine, déclarant que le partenariat stratégique global entre la Nouvelle-Zélande et la Chine se développait de manière satisfaisante. Selon elle, la relation avec la Chine est l'une des relations bilatérales les plus importantes pour la Nouvelle-Zélande, et son pays adhère toujours à la politique d'une seule Chine. Elle a également mentionné que les deux parties disposaient d'un potentiel énorme de coopération dans de nombreux domaines, tels que l'économie, l'agriculture, l'optimisation de l'environnement d'affaires ainsi que la coopération multilatérale et régionale. La partie néo-zélandaise cherche à gérer les relations bilatérales de manière constante et prévisible par la diplomatie et le dialogue. Parallèlement, elle a affirmé que la Nouvelle-Zélande ferait entendre sa voix sur des questions liées au Xinjiang, à Hong Kong et à la cybersécurité lorsque cela serait nécessaire. Quels sont les commentaires de la partie chinoise à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous avons noté les reportages concernés et avons exprimé notre appréciation au gouvernement néo-zélandais pour son engagement et l'importance qu'il accorde au développement de ses relations avec la Chine. La Chine et la Nouvelle-Zélande sont des partenaires importants l'une pour l'autre. Au cours des 49 années écoulées depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques, les deux pays ont fait des progrès solides dans leurs relations et leur coopération a créé de nombreuses « premières ». Dans les nouvelles circonstances, la Chine est prête à travailler avec la Nouvelle-Zélande pour hériter et faire avancer l'esprit de pionnier, renforcer le dialogue, approfondir la coopération et éliminer les perturbations, afin de promouvoir un développement plus grand du partenariat stratégique global entre la Chine et la Nouvelle-Zélande.

Dans le même temps, je tiens à souligner que la Chine est déterminée à sauvegarder sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement. Nous nous sommes toujours fermement opposés à l'utilisation de soi-disant questions liées à Hong Kong et au Xinjiang par d'autres pays pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine, et rejetons les accusations infondées contre la Chine sur des questions telles que la cybersécurité.

NHK : Selon des reportages, le Département de la Police Métropolitaine de Tokyo a décidé aujourd'hui d'engager une enquête sur un homme chinois, âgé d'une trentaine d'années, soupçonné d'avoir loué des serveurs informatiques utilisés par l'armée chinoise dans les cyberattaques. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? On croit que cet homme a quitté le Japon. Si le Japon dépose une demande de vérification à la Chine, la Chine va-t-elle y accorder une assistance ?

Wang Wenbin : Je ne suis pas au courant de la situation dont vous parliez.

Global Times : L'écrivain français Maxime Vivas a déclaré dans une interview récente qu'il avait fait l'objet de harcèlements et d'injures dans les réseaux sociaux pour avoir publié le livre Ouïghours, pour en finir avec les fake news, mais les allégations sur le « centre de réfugiés » et le « génocide » au Xinjiang étaient devenues moins courantes dans les reportages des médias français. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Wang Wenbin : J'ai lu les reportages concernés. Alors que certains politiciens et médias occidentaux s'acharnent à répandre des mensonges liés au Xinjiang, des personnes en faveur de la justice s'élèvent publiquement pour raconter la vérité sur le Xinjiang et dénoncer les mensonges liés au Xinjiang et la conspiration derrière ceux-ci. Maxime Vivas en fait partie. Dans son livre Ouïghours, pour en finir avec les fake news, il dit, sur la base de ses expériences personnelles au Xinjiang, qu'il n'y existe aucun « centre de détention » et que le soi-disant « génocide » est dénué de tout fondement.

Outre Vivas, South China Morning Post a publié récemment un article intitulé Xinjiang : ce que l'Occident ne vous dit pas sur la guerre contre le terrorisme de la Chine, indiquant que la Chine était parvenue à contenir le terrorisme, un problème insoluble au monde, sans causer de dommages à grande échelle contre les innocents comme ce que les États-Unis ont fait. C'est une réussite sans égal dans le monde, mais les médias occidentaux n'ont jamais relaté les faits sur la lutte de la Chine contre le terrorisme. Le site américain The Grayzone et la revue officielle Australian Alert Service du Parti des citoyens australien (ACP) ont publié aussi des articles pour faire connaître la situation réelle au Xinjiang.

M. Vivas a dit aussi dans l'interview qu'il subissait des pressions de l'opinion publique et de la société, et même des menaces pour avoir présenté la situation réelle au Xinjiang. Nous voulons lui dire bravo pour son courage de dévoiler la vérité et souhaitons que plus de personnes l'applaudissent. Les préjugés ne sauraient durer et les rumeurs sont vouées à s'écrouler. Nous sommes convaincus que davantage de personnes connaîtront la situation réelle au Xinjiang.

The Paper : Selon des reportages, certaines personnes de la partie japonaise ont déclaré que, puisque la Chine et la République de Corée adoptaient des normes moins strictes que le Japon sur le traitement des eaux usées des centrales nucléaires, leurs critiques contre le Japon étaient sans fondement du point de vue scientifique. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Les remarques concernées de la partie japonaise brouillent des notions différentes pour détourner l'attention. Ce sont ces propos extrêmement irresponsables qui contredisent véritablement la science.

Je tiens à souligner que l'eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima est par essence différente de l'eau usée rejetée par les centrales nucléaires qui fonctionnent normalement. Premièrement, leur origine est différente. Le déversement de l'eau usée par les centrales nucléaires en fonctionnement normal suit des normes internationales courantes. Dans ce cas-là, l'eau usée, qui n'est pas de l'eau contaminée radioactive, est rejetée de manière réglementée après traitement et examen de conformité aux normes. Des années de pratiques par les centrales nucléaires du monde entier ont prouvé que ce processus est sûr et contrôlable. Par contre, l'accident nucléaire de Fukushima est classé au niveau le plus élevé des accidents nucléaires. Son eau contaminée est composée d'eau de refroidissement qui est passée par le cœur fondu des réacteurs, ainsi que d'eau souterraine et d'eau de pluie. Elle contient une grande quantité de nucléides radioactifs qui n'existent pas dans la nature mais sont créés lors de la fission nucléaire. Il n'y a pas de cas précédent dans le monde pour le rejet de ces radionucléides, mais son impact sur l'environnement marin et la santé publique ne doit pas être négligé.

Deuxièmement, la difficulté de traitement n'est pas pareille. Le déversement de l'eau usée par les centrales nucléaires en fonctionnement normal suit des normes internationales courantes. Cette eau usée, qui n'est pas de l'eau contaminée radioactive, est rejetée de manière réglementée après traitement et examen de conformité aux normes. Par contre, l'eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima doit être épurée avec le système avancé de traitement de liquide (ALPS), un système de filtration multi-nucléide, mais il reste encore à vérifier si l'eau ainsi traitée est conforme aux normes. Un rapport publié le 10 février 2020 par le « Sous-comité de gestion de l'eau traitée par l'ALPS » pour le traitement de l'eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima montre que jusqu'au 31 décembre 2019, 73% de l'eau contaminée traitée par l'ALPS ne correspondait toujours pas aux normes de rejet du Japon. Selon les données rendues publiques par la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO), depuis le lancement du traitement par l'ALPS, l'activité et la densité de l'iode 129 dans l'eau contaminée traitée ont dépassé les limites prescrites à plusieurs reprises. La revue américaine Science, l'une des revues académiques faisant autorité mondiale, a indiqué dans un article publié le 13 avril que des isotopes plus dangereux avec une plus longue durée de radioactivité, tels que le ruthénium, le cobalt, le strontium et le plutonium, échappaient parfois au processus de purification par l'ALPS. Un grand point d'interrogation est de mise quant à la question de savoir si le Japon peut garantir un fonctionnement stable à long terme du processus de traitement.

Le Japon avait proposé cinq moyens de traiter l'eau contaminée : le rejet sous forme d'hydrogène, l'injection dans le sol, l'enfouissement souterrain, l'évaporation dans l'air ainsi que le rejet dans la mer. Sous le seul prétexte de ne pas avoir suffisamment d'espace pour les réservoirs de stockage, le Japon a décidé unilatéralement de rejeter l'eau contaminée dans la mer, le plan qui lui coûte le moins cher, sans épuiser tous les moyens sûrs de traitement et sans amples consultations avec les parties prenantes ainsi que la communauté internationale. Il protège ses intérêts égoïstes en laissant planer sur le monde le plus grand risque environnemental, sanitaire et sécuritaire et en rejetant sa propre responsabilité sur l'humanité entière, ce qui est un agissement hautement irresponsable.

Ce que le Japon doit faire maintenant, ce n'est pas d'induire le public en erreur avec des pseudosciences. Au contraire, il doit adopter une vraie attitude scientifique, faire face aux doutes et à l'opposition de la communauté internationale, s'acquitter sérieusement de ses obligations internationales, corriger sa mauvaise décision unilatérale de déverser dans la mer l'eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, et entreprendre des actions concrètes pour gagner la confiance des pays voisins et de la communauté internationale.

Bloomberg : Lundi, lorsque le Secrétaire d'État américain Antony Blinken a expliqué comment les États-Unis envisageaient d'ajuster la politique étrangère pour refléter leurs objectifs dans la lutte contre le changement climatique, il a déclaré que les États-Unis étaient à la traîne par rapport à la Chine pour ce qui est de saisir les opportunités créées par le changement climatique, mais que l'administration Biden n'ignorerait pas les mauvaises pratiques des autres pays, telles que les violations des droits de l'homme, simplement parce qu'ils avaient fait des progrès dans la lutte contre le changement climatique. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Tout d'abord, j'aimerais souligner que j'ai déjà exposé hier la position de la Chine sur les questions des droits de l'homme. Ce que les États-Unis doivent faire, c'est de réfléchir sérieusement à leurs propres pratiques erronées consistant à violer les droits de l'homme dans d'autres pays, plutôt que de s'immiscer dans les affaires intérieures d'autrui sous le prétexte des droits de l'homme.

Quant à la question de la lutte contre le changement climatique que vous avez mentionnée, la communauté internationale est témoin des actions et des résultats de la Chine dans la lutte contre le changement climatique. Quant à savoir qui a pris des actions et apporté sa contribution et qui a fait des paroles creuses et cherché des intérêts égoïstes sur les questions de la gouvernance environnementale mondiale, y compris le changement climatique, le monde a sa juste conclusion. Nous espérons que les États-Unis se mettront dans une position correcte, et reviendront sur la bonne voie marquée par le respect du droit international et du multilatéralisme, en rassemblant les forces mondiales et en encourageant une large participation, pour répondre collectivement à la crise environnementale mondiale.

Reuters : Hier, l'organisation Human Rights Watch a publié un rapport sur le Xinjiang selon lequel les actes de violation des droits de l'homme commis par la Chine au Xinjiang peuvent être qualifiés de « crimes contre l'humanité » tels que définis par la Cour pénale internationale. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La soi-disant « organisation des droits de l'homme » que vous avez mentionnée est toujours pleine de préjugés et s'est engagée à créer des histoires. Le rapport en question est purement et simplement de la désinformation et de la calomnie. Nous avons parlé à de nombreuses reprises de la stabilité sociale globale du Xinjiang, de son développement économique et social et de la vie heureuse et paisible de ses habitants.

Les prétendus « génocide », « travail forcé » et « crimes contre l'humanité » sont des mensonges du siècle concoctés par une poignée de pays occidentaux et de forces antichinoises. Leur objectif est de restreindre et de réprimer les parties et les entreprises concernées en Chine, de saper la stabilité et la sécurité au Xinjiang et de contenir le développement de la Chine. La soi-disant « détention d'Ouïgours » n'existe pas non plus au Xinjiang.

Une poignée d'organisations ont répandu, par préjugé contre la Chine et à des fins politiques, des absurdités basées sur des mensonges et de fausses informations sur le Xinjiang concoctés par des forces antichinoises. Nous sommes fermement opposés à ces accusations et calomnies sans fondement et les rejetons totalement.

Il n'y a pas longtemps, le Secrétaire général de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) et des Ambassadeurs et diplomates de 21 pays se sont rendus au Xinjiang. Grâce à leur expérience personnelle et à ce qu'ils ont vu et entendu sur le terrain, ils ont estimé que les calomnies des forces antichinoises aux États-Unis et en Occident à l'encontre du Xinjiang étaient dénuées de tout fondement. Ils comprennent et soutiennent les efforts de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation au Xinjiang, apprécient la stabilité et la prospérité économiques actuelles ainsi que les réalisations de développement sans précédent de la société du Xinjiang. Lors de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, plus de 80 pays ont soutenu de différentes manières la position de la Chine sur les questions liées au Xinjiang. Certaines organisations ont fait la sourde oreille aux informations faisant autorité que leur a fournies le gouvernement chinois à de nombreuses reprises, et ont agi en tant que « porte-voix » et « amplificateur » de mensonges et de fausses informations. Cela constitue une grave violation des principes d'impartialité, d'objectivité et de non-sélectivité.

Nous souhaitons la bienvenue aux amis étrangers avec une vision juste et objective pour visiter le Xinjiang et d'autres endroits en Chine, mais nous nous opposons aux prétendues « enquêtes » fondées sur la présomption de culpabilité et aux attaques et calomnies contre la Chine basées sur des mensonges. Nous espérons que les parties concernées respecteront les faits et la vérité, se débarrasseront des préjugés idéologiques et cesseront de diffuser de fausses informations sur le Xinjiang ou de faire des allégations erronées à tout bout de champ.

Kyodo News : Puis-je demander combien de pays ont soutenu la Chine sur les questions liées au Xinjiang et à Hong Kong lors de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies ? Pourriez-vous donner un chiffre précis ? Par ailleurs, combien de pays se sont opposés à la Chine sur les questions concernées ?

Wang Wenbin : Lors de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies qui vient de s'achever, 64 pays ont fait une déclaration commune en faveur de la Chine sur les questions liées au Xinjiang et 71 pays ont fait une déclaration commune en faveur de la Chine sur les questions liées à Hong Kong.

Si vous souhaitez connaître des informations détaillées, veuillez vous renseigner auprès du Secrétariat du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

Agence de presse Xinhua : Selon des médias indiens, le Directeur général de l'Institut du Sérum de l'Inde Adar Poonawalla a récemment exprimé le souhait de voir les États-Unis lever l'interdiction d'exportation de matières premières de vaccins afin d'augmenter la production de vaccins en Inde. Hier, le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a de nouveau souligné que si les ressources nécessaires telles que les vaccins étaient distribuées de manière équitable, le monde pourrait contrôler l'épidémie dans quelques mois. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Selon les statistiques concernées, les États-Unis sont aujourd'hui le deuxième producteur mondial des vaccins contre la COVID-19, mais une très faible partie de sa production est destinée à l'exportation. Selon un commentaire du site américain d'informations Axios, 30 millions de doses de vaccin dorment dans les poussières d'un entrepôt de l'Ohio, alors que des milliards de personnes dans le monde attendent la vaccination avec impatience.

L'élargissement du « fossé vaccinal » nuira aux intérêts de l'humanité tout entière. Comment les États-Unis peuvent-ils faire cavalier seul si la grande majorité des pays en développement luttent encore désespérément contre l'épidémie ? Faire des vaccins un bien public accessible et abordable pour les populations des pays en développement et fournir l'aide dans la mesure du possible aux pays et aux régions ayant une faible capacité à faire face à l'épidémie, voilà les vraies équité et justice que nous devons protéger. Nous appelons la communauté internationale à travailler ensemble pour faire des vaccins un bien public mondial et promouvoir leur distribution et leur utilisation équitables dans le monde entier, en vue de vaincre l'épidémie dans les meilleurs délais. Nous exhortons également les États-Unis à assumer les responsabilités internationales qui leur incombent.

Bloomberg : Ma question est liée à la question posée par le journaliste de NHK. Selon des reportages de NHK, l'armée chinoise a ordonné à un groupe de pirates informatiques de lancer des cyberattaques contre près de 200 instituts japonais de recherche. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous avons remarqué les reportages concernés. La Chine a toujours insisté sur le fait que le cyberespace est hautement virtuel et difficile à retracer à cause de ses acteurs diversifiés. L'enquête et l'identification des incidents liés au cyberespace doivent être basées sur des preuves suffisantes au lieu des suppositions déraisonnables. La Chine s'oppose fermement à toute tentative de tout pays ou institution de salir la réputation de la Chine sous le prétexte de cyberattaques, ou d'exploiter les problèmes de cybersécurité pour servir ses objectifs politiques.

Je tiens à souligner que la cyberattaque est un défi commun auquel sont confrontés tous les pays. Selon un rapport publié par l'Équipe nationale technique de Réponse d'urgence dans le Réseau informatique / le Centre de Coordination de la Chine (CNCERT/CC), rien qu'en février dernier, les ordinateurs correspondant à 830 000 adresses IP en Chine étaient contrôlés par 8 734 chevaux de Troie ou logiciels zombies, dont 70% venaient de l'étranger. La Chine est disposée à renforcer le dialogue et la coopération avec toutes les parties concernées pour répondre conjointement aux menaces de la cybersécurité.

China News Service : Selon un rapport publié par une société de conseil néerlandaise, à l'insu de l'entreprise de télécommunications KPN, Huawei aurait surveillé les appels de ses utilisateurs. En réponse, KPN a déclaré que le rapport avait pour but d'analyser les risques concernés et n'a pas confirmé que Huawei avait surveillé des utilisateurs ou obtenu des données. La succursale néerlandaise de Huawei a déclaré que ses employés n'avaient pas accès au réseau et aux données de KPN. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : J'ai lu les reportages concernés et j'ai également remarqué que KPN et Huawei avaient respectivement fait des clarifications et donné des réponses. Les accusations contre Huawei sont dénuées de tout fondement. Ce qui incite à la réflexion profonde, c'est que ces accusations et diffamations injustifiées contre des entreprises chinoises sont apparues à plusieurs reprises depuis un certain temps. Ce phénomène remet en question la véritable intention derrière elles.

Au cours des 30 dernières années, Huawei a construit plus de 1 500 réseaux dans plus de 170 pays et régions à travers le monde, fourni des services à 228 entreprises des 500 plus grandes sociétés classées par le magazine Fortune et à plus de 3 milliards de personnes dans le monde. Il n'y a eu aucun incident de cybersécurité, ni de mise sur écoute ou de surveillance. Huawei a depuis longtemps annoncé publiquement au monde entier qu'il était prêt à signer un accord « sans porte dérobée » et à établir un centre d'évaluation de la cybersécurité dans n'importe quel pays pour accepter les inspections étrangères. Jusqu'à présent, aucune entreprise ne peut prendre un tel engagement comme Huawei, et aucun pays, entreprise ou individu ne peut fournir de preuves solides prouvant que Huawei représente une menace pour leur sécurité.

Certains pays et individus utilisent la soi-disant « sécurité nationale » et l'idéologie comme prétextes pour accuser sans aucun fondement les entreprises chinoises de « voler des données », et même n'épargnent pas d'efforts pour fabriquer des mensonges afin de les calomnier et de les diffamer. Il s'agit là d'une manifestation de leur tentative de réprimer des concurrents pour maintenir leur propre monopole.

Tous les pays doivent rejeter la discrimination contre d'autres pays dans le domaine de la science et des technologies comme ce qu'ils font pour lutter contre la discrimination raciale, défendre la concurrence loyale et les principes du marché, respecter scrupuleusement les règles économiques et commerciales internationales et offrir un environnement d'affaires équitable, juste et non discriminatoire aux entreprises de tous les pays.

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